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Le blog de Dominique & Damien



Dimanche 26 octobre 7 26 /10 /Oct 12:05




"L'Inversion et les Invertis ... "
Quels " instruments" ont notre préférence....










Nous avons l'habitude de classer les instruments en quatre groupes :

- Gros et longs,

 - Gros et courts,

- Minces et longs,

- Minces et courts.








Certains ne jurent que par ceux qui sont gros et courts, d'autres n'en tiennent que pour ceux qui sont gros et longs. Les premiers prétendent que celui qui a tout à la fois la grosseur et la longueur a malheureusement tendance à se retenir dans l'action, à épargner ses réserves, à s'endormir de bonne heure, et à se retrouver bien faible au réveil, tandis que l'objet gros et court se lèverait avec plus de courage, serait capable de veiller infatigablement... et aurait en plus l'avantage de remplir très exactement - c'est à dire ni plus ni moins - son trou. A quoi les seconds répondent aux premiers : " Celui à qui la longueur fait défaut ne pénètre-t-il pas moins profondément, quels que soient par ailleurs les exploits que vous vous plaisez à rapporter sur son compte en telle ou telle situation ? ". Quoi qu'il en soit de l'un ou de l'autre, ce qui importe, c'est que nous ayons finalement tous élu le gros instrument - long ou court selon les goûts. Personne chez nous ne songerait à faire l'éloge d'un objet long et mince - si l'on excepte les individus atteints de débilité ou souffrant d'hémorroïdes, auquel un gros membre n'apporte que dommage et souffrance, et qui préféreront le choisir fin pour qu'il pénètre sans heurt, suive son chemin avec douceur et délicatesse, parvienne néanmoins aux demeures de la sensation grâce à sa longueur et eveille ainsi le plaisir sans blesser l'endroit endolori. Quant à l'objet mince et court. L'idée seule d'y recourir n'a jamais effleuré l'esprit de l'un d'entre nous. Ne s'en accomodent que ceux qui font semblant d'être des nôtres mais seraient bien incapables de nous imiter : les poltrons, les braillards, les raseurs. Il existe des mesures précises quant à la taille de l'instrument et chacun de nous s'y référe. La dimension la plus courte équivaut à six largeurs de doigt. Mais l'instrument ne saurait nous être utile et ne nous apporte aucune joie. Au dessus, il convient de considérer celui qui mesure neuf doigts et, mieux encore, celui qui atteint douze doigts. Ce dernier remplit fort bien son office : peuvent l'utiliser tous ceux qui ont goûté l'eau de notre citerne. Mais l'instrument extraordinaire, celui qui prime tous les autres, qui surpasse toute description, est celui qui parvient à seize doigts de mesure. N'a la force de le supporter qu'un chef illustre, un compagnon dès longtemps exercé à notre art. Car il n'est pas donné à n'importe qui de pouvoir l'employer : n'est autorisé à y recourir que celui dont les sens ne sont point trop aiguisés, dont l'orifice se trouve quelque peu distendu, ou qui se plaint de ne parvenir que lentement au plaisir. Mais celui des instruments qui suscite le plus d'éloges, qui mobilise la plus chaude affection, qui guérit le plus rapidement de tous les maux, qui inflige le meilleur traitement, qui réjouit l'âme et comble le désir du plus exigeant, cet instrument est celui qui a la capacité de grandir et de se gonfler sous la caresse jusqu'à atteindre la calibre idéal : les doigts qui s'en saisissent alors doivent en faire tout juste le tour ; leur arrive-t-il même de n'y point parvenir, l'objet n'en a que plus de mérite et de valeur, n'en reçoit que plus d'éloges, ne s'en trouve que mieux gratifié des épithètes les plus flatteuses...puisqu'on lui demande précisément d'être large et dodu pour remplir son emploi - qui est d'apporter à l'âme, par sa seule présence, le baume dont elle rêve de s'imprégner ! Faut il, cela dit, préférer tout de même le long au large ? Je ne crois pas ! Le long, quels que soient ses mérites, ne rend pas d'aussi précieux services que son rival. Il ne peut faire mieux que d'occuper la place que lui ménage la nature : quelque mal qu'il se donne, il n'ira pas plus loin. Celui qui a la capacité de le recevoir jusqu'au bout n'en aura aucun mérite, car cette capacité lui a été donnée de naissance et ne saurait être le fruit d'un effort de perfectionnement, d'une volonté qui tendrait à surmonter les obstacles et à supporter héroïqueent les conséquences de leur opiniâtreté. Le gros instrument en revanche n'est jamais accueilli dans un espace que la nature l'inviterait à remplir sans effort. Son intrusion n'est jamais une banale aventure. Elle est toujours le résultat d'une longue pratique, d'un exercise constant, seuls moyens d'ouvrir cette voir étroite...et de la rendre ensuite indéfiniment praticable pour répondre aux voeux de ceux qui veulent la suivre et en goûter durablement les charmes.

Pour le reste nous nous refusons à envisager d'autre cas de figure, qui n'auraient à nos yeux aucune valeur !

AHMAD AL-TÎFÂCHÎ (1184-1253) - les Délices des Coeurs... (extraits) 
Par Donik - Publié dans : gays
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Dimanche 26 octobre 7 26 /10 /Oct 11:57
Autres Poèmes érotiques
d' ABÛ NUWÂS...






Il est des hommes à qui les femmes plaisent
Et qui plaisent aux femmes.
Quant à moi, c'est le jeune mâle
Qui me ravit !

Une blancheur surgit
Des vêtements amoncelés :
Par-delà la ceinture, ligne d'horizon,
Se lève soudain la lune !

Son visage t'implore,
Par le seul jeu de sa beauté.
Fais-tu languir ton désir,
Vois comme te regarde
Son oeil mouillé de douceur
Chaude, sous la paupière,
Criant à l'injustice !

Et vois ce visage lunaire
Enflammé du même désir !
Ah ! Que le flot déborde,
Inondant ce beau jardin !

Louange à Dieu !
Personne ne sait mon bonheur.
Mon eau c'est le vin que je bois,
Et mes friandises,
Ce sont les baisers !

A peine ai-je le temps
De fermer les yeux et de m'assoupir
Lorsqu'arrive l'heure de dormir :
Une croupe nouvelle déjà
Me fait secouer ma torpeur !

Je me suis passé d'étoiles,
Les remplaçant par autant de jouvenceaux !
Je me suis dispensé de goûter la soupe claire,
Lui préférant le goût du vin !

J'ai laissé la voie de droiture
Pour les voies de celui
Qui sait éveiller mon désir.
J'ai troqué la contrainte
Des chemins licites
Contre l'abandon aux fruits défendus.





Je bois le vin généreux
et me lie de compagnie
avec les coeurs magnanimes.

Si l'instrument se lève, ne vous hâtez pas
de crier au vice quand arrive l'heure
de la conjonction (*).

Il m'a demandé :
" Pourquoi,
dès qu'il se fut étendu,
t'es tu alongé sur lui ?
n'as tu pas vu ses dimensions :
longueur et largeur ? "
J'ai répondu :
" Laisse de côté tout discours,
seuls prennent le siècle
pour gibier de vrai régal
le vin, la sensation, le plaisir ! "

(*) i.e. la pénétration....
Par Donik - Publié dans : gays
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Dimanche 26 octobre 7 26 /10 /Oct 10:56


"L'homme aux longs cheveux bouclés", Abû-Nuwâs est l'un des poètes arabes les plus célèbres du 8ème siècle. Est-il le plus grand poète arabe? Le roi de la satire. Mais la grande affaire d'Abû-Nuwâs, ce qui a établi sa renommée, c'est la poésie érotique et bachique. A travers son oeuvre, c'est son caractère qui transparaît, celui d'un jouisseur, d'un libertin, d'un chantre de la joie de vivre.

Mieux que fille vaut garçon

J'ai quitté les filles pour les garçons
et, pour le vin vieux, j'ai laissé l'eau claire.
Loin du droit chemin, j'ai pris sans façon
celui du péché, car je le préfère.
J'ai coupé les rênes et sans remords
j'ai enlevé la bride avec le mors.

Me voilà tombé amoureux d'un faon
coquet, qui massacre la langue arabe.
Brillant comme un clair de lune, son front
chasse les ténèbres de la nuit noire.


Il n'aime porter chemise en coton
ni manteau de poil du nomade arabe.
Il s'habille court sur ses fines hanches,
mais ses vêtements ont de longues manches.
Ses pieds sont chaussés et, sous son manteau,
le riche brocart offert se devine.
Il part en campagne et monte à l'assaut,

décoche ses flèches et ses javelines.
Il cache l'ardeur de la guerre et son
attitude au feu n'est que magnanime.

Je suis ignorant, en comparaison
d'un jeune garçon ou d'une gamine.
Pourtant, comment confondre une chienne qui est
ses règles chaque mois et mit bas chaque année,
avec celui que je vois à la dérobée:
je voudrais tant qu'il vînt me rendre mon salut!
Je lui laisse voir toutes mes pensées,
sans peur du muezzin et de l'imâm non plus.



La trace d'un baiser

Toi qui effaces mon baiser,
tu t'étais pourtant laissé faire...
As-tu pris peur -je me demande-
que ton maître te réprimande?
Mais un baiser laisse son trace
qui montre bien que l'on t'embrasse.
Sais-tu ce qu'il te reste à faire?
Rien d'autre qu'à recommencer.
En voilà une belle affaire!
Reviens donc te faire embrasser!
Car je n'ai plus, sur ta joue ronde,
que ce baiser qui vagabonde.



Dieu me pardonne!

Il est vrai, ô mon Dieu : grande est ma vilenie,

mais Ta clémence, je le sais, est infinie.
Si , seuls, les vertueux osent garder l'espoir,
Qui donc peut invoquer le pécheur, en Qui croire?
Je t'implore, Seigneur, avec humilité.
Ne me repousse pas! Toi seul auras pitié.
Je n'espère qu'en Toi, bienfaiteur et clément,
car enfin, aprés tout, je suis un Musulman...







Janân a pris mon cœur, dont il ne reste rien :
Les deux tiers de mon coeur
Et les deux tiers du reste
Et les deux tiers du dernier reste,
Au serveur leste,
Le tiers du tiers.
Six parts pour les amants enfin.


Je meurs d'amour pour lui, en tout point accompli
et qui se perd en entandant de la musique.
Mes yeux ne quittent pas son aimable physique,
sans que je m'emerveille à le voir si joli.
Sa taille est un roseau, sa face est une lune
et de sa joue en feu ruisselle la beauté.
Je meurs d'amour pour toi, mais garde mon secret :
Le lien qui nous unit est une corde sûre.
Que de temps il fallut, pour te creer, aux anges !
Tant pis pour les envieux : je chante ta louange.





Mon protégé a de la fièvre, qui remplace la couleur
de ses joues par la rougeur.
Je voudrais tant que sa fièvre m'habite
deux fois plus forte
Et qu'un jour me soit un mois,
pour que le mal se transporte
jusqu'à mon corps, jusqu'à moi !
J'ai demandé à la fièvre :
" Il faut donc que tu y tiennes ? "
Elle dit : " autant que toi. "
Je lui ai dit :
" Je te jure de ne plus penser à lui. "
Comme s'il était besoin de le tirer de l'oubli...
Alors, qu'à cela ne tienne !



Ses larmes coulent sur les roses de ses joues,
parce que je l'ai embrassé à l'improviste.
Mais quand je lui tendis un verre, déjà ivre,
il défit sa ceinture en faisant une mue.
Malheur à moi quand il sortira du sommeil
de l'ivresse ! me tuera-t-il à son réveil,
Pour , des yeus, me punir de sa mésaventure ?
N'ai-je pas dérangé le noeud de sa ceinture ?




Ce que les pantalons ont caché se révèle.
Tout est visible.
Rince toi l'oeil à loisir.
Tu vois une croupe, un dos mince et svelte
Et rien ne pourraît gâcher ton plaisir.
On se chuchotte des formules pieuses...
Dieu que le bain est chose délicieuse !
Même quand, venant avec leurs serviettes,
Les garçons de bain ont troublé la fête.





Quand je vis ce beau jeune homme,
Il riait à belles dents.
Nous étions tous deux, en somme,
Seuls avec Dieu. Cependant,
Il mit sa main dans la mienne
Et me fis tout un discours,
Puis me dit :
" Est ce que tu m'aimes ? "
" Oui, au dela de l'amour. "
" Donc, dit il, tu me désires ? "
" Tout est désirable en toi. "
" Crains Dieu alors, oublie moi ! "
" Si mon coeur veut m'obéir.... "



Toi qui efface mon baiser,
tu t'étais pourtant laissé faire...
As tu pris peur - je me demande -
que ton maître te réprimande ?
Mais un baiser laisse une trace
qui montre bien que l'on t'embrasse.
Sais tu ce qu'il te reste à faire ?
Rien d'autre qu'à recommencer.
En voilà une belle affaire !
Reviens donc te faire embrasser !
Car je n'ai plus, sur ta joue ronde,
que ce baiser qui vagabonde.

Toi qui met le feu à la terre
et tiens éveillés les dormeurs,
Quand ton ombre, la nuit dernière,
m'a visité, pour mon bonheur,
Je lui ai dis : " Sois bienvenue !
Je m'offre en sacrifice à toi.
mais j'aimeras mieux ta venue
au réveil, quand je ne dors pas. "
O, sentir ta joue ingénue !
Est ce un péché - ne l'est ce pas ?










Je regarde Hamdân et dis à mon amis :
" Cela fait bien longtemps qu'il me l'avais promis
de ne laisser pousser sa barbe
qu'à condition de laisser galbre
son entrecuisse.
Souviens toi de sa splendeur,
du temps heureux de sa jeunesse en fleur,
quand sa beauté lui gagnait tout les coeurs.
Mais après tout, que sais tu d'avouable ? "



Ses deux accroche-coeurs se cambraient sur ses tempes :
on eût dit des scorpions.
Et sa robe de soie était ouverte et ample.
Il est comme un diamant,
qui réveille les coeurs, excite le désir.
Si un jour il t'invite,
n'hesite pas, car tout est facile avec lui
et son esprit habite
le beau corps lumineux qui se fond avec lui,
comme un nuage au vent.
Imaginerait-on que, quelque part, existe
un autre être vivant
dont la beauté puisse être comme sa réplique ?




poèmes traduits de l'arabe, mais lus en arabe, c'est un autre délice... Ainsi parlait Abû-Nuwâs. S'il avait été vivant au 21ème siècle, aurait-il osé cette audace insolente et insolite? cette impertinence?

Les poèmes sont extraits de
" Le vin, le vent, la vie... "
traduction : Vincent-Mansour Monteil
Editions Sindbad - Actes Sud
Disponible également dans toute librairie digne de ce nom...




les superbes photographies,
utilisées comme support à cet hommage,
et trouvées sur la toile,
sont de Pierre et Gilles,
j'espere qu'ils ne m'en voudront pas
de les avoir utilisées.
Leurs oeuvres sont disponibles dans toute bonne librairie...

Par Donik - Publié dans : gays
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Jeudi 16 octobre 4 16 /10 /Oct 14:07

L'ile s'ouvre aux gays et lesbiennes. C'est cool. Et voilà une agence de voyages qui y croit.

Par Donik - Publié dans : Ile Maurice
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Mercredi 15 octobre 3 15 /10 /Oct 19:41

Par Donik - Publié dans : gays
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